Problèmes commerciaux auxquels le monde est confronté aujourd'hui | Économie

Dans cet article, nous discuterons des problèmes commerciaux auxquels le monde est confronté aujourd'hui.

Depuis 1945, huit accords commerciaux multilatéraux majeurs ont été conclus. Les réductions tarifaires multilatérales depuis la Seconde Guerre mondiale ont eu lieu dans le cadre de l'Accord général sur les tarifs douaniers et le commerce (GATT), créé en 1947. Le GATT était à la fois un accord et une institution (remplacée en 1995 par l'OMC) énonçait un ensemble de règles de conduite applicables à politique commerciale internationale.

Les principales dispositions du GATT et les contraintes qu’il impose à la politique commerciale sont les suivants:

1. Subventions à l'exportation:

Les signataires du GATT ne peuvent utiliser les subventions à l'exportation, sauf pour les produits agricoles.

2. Quotas d'importation:

Les signataires du GATT ne peuvent pas imposer de contingents unilatéraux sur les importations, sauf lorsque les importations menacent de "perturber le marché", ce qui risque de mettre un secteur national soudainement en faillite).

3. Tarifs:

Tout nouveau tarif ou toute augmentation d'un tarif doit être compensé par des réductions d'autres tarifs afin de compenser les pays exportateurs touchés.

En décembre 1993, les négociations commerciales multilatérales du Cycle d'Uruguay étaient achevées, mais de nombreux problèmes commerciaux subsistaient. Pour commencer, nous examinons d’abord les dispositions du Cycle d’Uruguay, puis nous abordons les principaux problèmes commerciaux auxquels le monde est confronté aujourd’hui.

Le cycle d'Uruguay:

En décembre 1993, le Cycle d'Uruguay, le huitième et le plus ambitieux cycle de négociations commerciales multilatérales de l'histoire auquel 117 pays ont participé, a été achevé après sept années de négociations répétées.

Le Cycle d'Uruguay avait pour objectif d'établir des règles visant à freiner le protectionnisme croissant et à inverser sa tendance; intégrer les services, l'agriculture et les investissements étrangers aux négociations; négocier des règles internationales pour la protection des droits de propriété intellectuelle; et améliorer le mécanisme de règlement des différends en assurant des décisions plus rapides et le respect des décisions du GATT. L'accord a été signé par les États-Unis et la plupart des autres pays le 15 avril 1994 et est entré en vigueur le 1er juillet 1995.

Les principales dispositions de l'accord sont les suivantes:

1. Tarifs:

Les droits de douane sur les produits industriels doivent être réduits en moyenne de 4, 7% à 3% et la part des marchandises sans droits de douane passera de 20-22% à 40-45%; les droits de douane sur les produits pharmaceutiques, les équipements de construction, les équipements médicaux, les produits en papier et l'acier ont été totalement supprimés.

2. Quotas:

Les nations doivent remplacer les contingents sur les importations de produits agricoles et les importations de textiles et de vêtements (dans le cadre de l'accord sur la fibre optique) par des droits de douane moins restrictifs sur une période de dix ans; les droits de douane sur les produits agricoles doivent être réduits de 24% dans les pays en développement et de 36% dans les pays industrialisés, et les droits de douane sur les textiles de 25%.

3. antidumping:

L'accord prévoit des mesures plus strictes et plus rapides pour résoudre les différends résultant de l'application de lois antidumping, mais n'interdit pas leur utilisation.

4. Subventions:

Le volume des exportations agricoles subventionnées doit être réduit de 21% sur une période de six ans; les subventions gouvernementales pour la recherche industrielle sont limitées à 50% des coûts de la recherche appliquée.

5. Propriété intellectuelle:

L'accord prévoit une protection de 20 ans des brevets, des marques et des droits d'auteur, mais prévoit une période de mise en œuvre progressive de 10 ans pour la protection par brevet des produits pharmaceutiques dans les pays en développement.

6. Services:

Les États-Unis n’ont pas réussi à sécuriser l’accès de leurs banques et de leurs sociétés de sécurité aux marchés japonais, coréen et de nombreux pays en développement et n’ont pas réussi à faire lever les restrictions imposées par la France et l’Union européenne à la diffusion de films et de programmes de télévision américains en Europe.

7. Mesures d'investissement liées au commerce:

L'accord élimine progressivement l'obligation pour les investisseurs étrangers (tels que les constructeurs automobiles) d'acheter des fournitures sur place ou d'exporter autant qu'elles importent.

8. Organisation mondiale du commerce:

L'accord prévoyait également le remplacement du secrétariat de l'Accord général sur les tarifs douaniers et le commerce (GATT) par l'OMC, à Genève, par une autorité non seulement dans le commerce des produits industriels, mais également dans les produits et services agricoles. Les différends commerciaux doivent également être réglés par un vote des deux tiers ou des trois quarts des nations plutôt que par l'unanimité au titre du GATT (ce qui signifie que le pays coupable pourrait bloquer toute action engagée à son encontre).

Bien que l’achèvement du Cycle d’Uruguay ait été une grande réussite, de nombreux problèmes commerciaux subsistent. La mise en œuvre du Cycle d'Uruguay devrait entraîner une augmentation du commerce mondial d'environ 170 milliards de dollars par an d'ici à 2002 et une amélioration du niveau de vie dans le monde, grâce à une utilisation plus efficace de la main-d'œuvre, du capital et d'autres ressources.

Problèmes commerciaux en suspens:

Il ne fait aucun doute que le succès du Cycle d’Uruguay a été bénéfique. Il reste cependant trois problèmes commerciaux majeurs. Premièrement, de nombreux secteurs n’ont pas été inclus dans l’accord. Par exemple, de nombreux services tels que les banques, les assurances, les films et les programmes de télévision ont été exclus de l’accord; les subventions agricoles restent élevées; la protection par brevet des produits pharmaceutiques est décevante; et le commerce des puces informatiques reste soumis à des droits de douane (même réduit de moitié).

Deuxièmement, bon nombre des problèmes commerciaux des pays en développement n’ont pas encore été réglés ou la libéralisation a pris du retard. C’est le cas du commerce des produits agricoles et des textiles, produits d’une grande importance pour la plupart des pays en développement.

Enfin, le Cycle d'Uruguay n'a pas traité de normes de travail et environnementales. Celles-ci risquent donc de créer des problèmes commerciaux majeurs dans le futur. Les politiques de concurrence liées au commerce (telles que les subventions et la réglementation) ainsi que les mesures d’investissement liées au commerce (MIC) n’ont pas non plus été correctement traitées dans le Cycle d’Uruguay.

 

Laissez Vos Commentaires