Stabilité de l'équilibre général (avec diagramme) | Analyse de courbe

Faisons une étude approfondie de la stabilité de l'équilibre général.

Un équilibre est dit stable lorsque les forces économiques tendent à pousser le marché vers lui.

Le diagramme suivant (Fig. 14.7) montre que l’équilibre général de l’économie que nous avons établi ci-dessus est bien stable.

Pour le montrer, considérons tous les points situés à gauche de la courbe IS, tels que le point A. À ce stade, avec le taux d'intérêt donné r 1, le niveau de revenu est trop bas pour permettre un équilibre dans le secteur réel. Cela signifie que les dépenses dépassent les revenus et que la valeur totale de la production est inférieure à la demande globale de l'économie.

Dans cette situation, les producteurs constatent que leurs stocks sont épuisés plus qu’ils ne le souhaitent. Ils agissent donc pour augmenter la production. C'est la force économique qui fait monter le revenu national. Pour tous les points situés à gauche de la courbe IS, le revenu subit donc une pression pour augmenter. De même, pour tous les points situés à droite de la courbe IS, le revenu subit une pression pour chuter.

Considérons maintenant des points le long de la courbe LM, tels que des points. À ce stade, avec le niveau de revenu donné Y 1, le taux d’intérêt est trop élevé pour permettre l’équilibre dans le secteur monétaire. Cela signifie que l'offre de soldes monétaires réels dépasse la demande de soldes monétaires réels, ce qui entraîne une pression à la baisse sur le taux d'intérêt. Ceci est vrai pour tous les points au-dessus de la courbe LM. De même, il s'ensuit que des pressions à la hausse s'exerceront sur le taux d'intérêt en tout point situé sous la courbe LM.

Les flèches de la figure 14.7 indiquent les pressions exercées sur les revenus et les taux d’intérêt dans les quatre quadrants du graphique. Il s'ensuit qu'à tout point de déséquilibre tel que le point C, les forces économiques pousseront le marché vers la position d'équilibre général. Le chemin réel vers l’équilibre peut être une spirale, comme le montre le diagramme, plutôt qu’une route directe. Nous pouvons conclure en disant que, sur une certaine période, tout reste inchangé, un équilibre stable doit être atteint par des ajustements dans le secteur des biens et dans le secteur monétaire.

Déséquilibre et ajustement dans les quatre régions du diagramme IS-LM :

Le diagramme IS-LM peut être divisé en quatre régions commençant par I du côté nord et allant dans le sens inverse des aiguilles d'une montre jusqu'aux deuxième, troisième et quatrième régions situées à l'ouest sud et à l'est. Nous avons déjà établi le point d'équilibre à l'intersection de la courbe IS qui descend de gauche à droite et de la courbe LM qui monte de gauche à droite. La courbe IS a une pente négative car le taux d'intérêt réel doit baisser pour pouvoir assimiler l'augmentation de l'épargne résultant de la hausse des revenus à l'augmentation de l'investissement, à mesure que nous passons de gauche à droite.

La courbe LM présente une pente positive montrant que lorsque le revenu (la production) augmente, la demande de monnaie augmente également et le taux d'intérêt réel doit continuer à augmenter parallèlement au revenu (la production) si l'on veut que l'égalité entre la demande de monnaie maintenu pour une quantité donnée d'argent. Le revenu (production) et le taux d'intérêt augmentent tous les deux le long de la courbe de LM. Nous pouvons maintenant occuper chaque région et découvrir la nature de la position de déséquilibre qui y règne. Nous étudions également les ajustements de la production et des taux d’intérêt induits dans chaque région.

Région I:

Chaque point de la région I se situe à droite de la courbe IS et à gauche de la courbe LM. Cela signifie que dans la région I, il existe une offre excédentaire de biens ainsi qu’une offre excédentaire d’argent. Le niveau de la production (revenu) et le taux d’intérêt doivent être abaissés pour que l’équilibre de l’économie soit atteint là où le secteur des biens et le secteur monétaire sont en équilibre par eux-mêmes et les uns par rapport aux autres. Les flèches indiquent le processus de réglage.

Région II:

Nous expliquons la région III parce que c'est l'inverse de la région I en ce qui concerne la nature du déséquilibre. Chaque point de cette région montre une demande excédentaire de biens mais également une demande excédentaire de monnaie. La demande excédentaire sur les deux marchés entraîne à la fois une expansion de la production et une hausse du taux d’intérêt. Les flèches dessinées dans la région illustrent ce processus d’ajustement.

Région III:

Chaque point de cette région se situe à gauche de la courbe IS et également à gauche de la courbe LM. Cela montre une demande excédentaire de biens car nous devons nous déplacer du côté droit pour atteindre la courbe IS, c’est-à-dire qu’une expansion de la production est nécessaire pour l’ajustement. Dans le même temps, le taux d’intérêt subit une pression à la baisse qui permet d’atteindre un point sur la courbe LM. Le processus à la baisse du taux d’intérêt réel est dû à l’offre excédentaire de monnaie en tout point de la région II.

Région IV:

La situation dans la région IV est à l'opposé de celle de la région II. Chaque point de cette région se situe à droite de la courbe IS et également à droite de la courbe LM. Cela montre un excès de demande de biens et d'argent dans cette région. La demande excédentaire doit être éliminée à la fois par une contraction de la production et par une contraction de la demande de monnaie.

En conséquence, la production doit chuter et le taux d'intérêt réel augmenter pour pouvoir procéder à l'ajustement des deux marchés de l'économie. Les flèches indiquent les directions des ajustements de la production et du taux d'intérêt. Nous avons résumé les ajustements apportés dans les quatre régions au tableau 14.1.

Décalage des courbes IS et LM :

Nous avons démontré la stabilité de l'équilibre IS-LM. Nous considérons maintenant les changements apportés à l’économie par des modifications de ces courbes. Considérons d’abord les effets d’une augmentation autonome des dépenses d’investissement.

Si l’équilibre de l’économie doit être maintenu, un niveau d’épargne plus élevé et donc le revenu national sont nécessaires à tous les taux d’intérêt. Pour cela, la courbe A doit se déplacer vers la droite, comme indiqué dans la figure ci-dessous. Cela fait monter le niveau de revenu d'équilibre de Y 1 à Y 2 et le taux d'intérêt d'équilibre de r 1 à r 2 . Quelle est la raison? C'est que le niveau de revenu plus élevé aura engendré une demande accrue de transactions monétaires pour les transactions.

Deuxièmement, considérons l’effet d’une augmentation autonome des soldes monétaires réels. Il s’agit de la masse monétaire nominale ou d’une baisse du niveau général des prix. En conséquence, la courbe LM se décale vers la droite, comme indiqué sur la figure. Cela est dû au fait que chaque niveau de revenu (qui détermine la demande de monnaie en transactions) doit désormais être associé à un taux d’intérêt inférieur (et donc à une demande de monnaie spéculative plus élevée) si l’égalité entre la demande totale et l’offre de monnaie doit être maintenue.

Nous pouvons trouver dans le diagramme que le nouvel équilibre est associé à un taux d’intérêt inférieur r 2 et à un niveau de revenu plus élevé Y 2 . Dans ce cas, l'augmentation de la masse monétaire réduit le taux d'intérêt, ce qui entraîne une augmentation des dépenses d'investissement. C'est cette augmentation de l'investissement qui fait monter le niveau de revenu.

 

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