Essai sur la Société financière internationale (SFI) | Économie

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Essai n ° 1. Introduction à la SFI:

La Société financière internationale (SFI) est la branche du secteur privé de la Banque mondiale. Il y avait deux lacunes criantes liées aux prêts de la BIRD. Premièrement, il n'accorde des prêts qu'aux pays membres sur la base de la garantie d'un pays membre. Deuxièmement, la Banque mondiale pourrait fournir des prêts à taux fixe et non les fonds propres. On a donc estimé nécessaire de créer un organisme financier spécialisé pour fournir des capitaux aux entreprises du secteur privé dans les pays en développement membres.

En conséquence, la Société financière internationale (SFI) a été créée en juillet 1956. Son objet spécifique est de financer les projets du secteur privé dans les pays membres les moins développés. Le projet de la SFI établi par la Banque mondiale la décrit comme «une institution internationale autonome conçue pour stimuler la croissance dans les pays en développement membres, en investissant dans des entreprises productives en association avec des capitaux et une gestion privés et sans aucune garantie gouvernementale».

Essai n ° 2. Objectifs de la SFI:

Les principaux objectifs de la SFI sont les suivants:

i) Entreprendre des investissements dans des entreprises privées productives, en association avec des investisseurs privés et sans garantie publique, en ce qui concerne le remboursement de prêts dans les cas où il n’ya pas suffisamment de capitaux privés à des conditions raisonnables.

ii) Servir de centre d’échange d’informations pour rassembler les opportunités d’investissement, les capitaux privés nationaux et étrangers et la direction expérimentée.

(iii) Stimuler les investissements productifs de capitaux privés d'origine nationale et étrangère.

iv) Aider au développement des marchés des capitaux dans les pays les moins développés.

Essai n ° 3. Composition et organisation de la SFI:

La SFI étant une filiale de la Banque mondiale, tous les pays membres de la Banque sont éligibles pour devenir membre de cette institution. L’organisation de la SFI se compose d’un conseil des gouverneurs et de directeurs exécutifs. Le conseil des gouverneurs de la Banque mondiale constitue également le conseil des gouverneurs de la SFI. Le président de la Banque mondiale est également président de la SFI.

Les directeurs exécutifs de la Banque mondiale représentent les pays membres également à la SFI. C'est sur les recommandations du président que le conseil d'administration de la SFI désigne son président, qui est responsable de la conduite de ses affaires. Bien que la SFI reste sous le contrôle général de la Banque mondiale en ce qui concerne ses fonctions ou ses activités, la charte de la SFI mentionne toutefois qu’elle est une entité juridique autonome disposant de ses propres fonds et comptes distincts.

Capitale:

La SFI a démarré ses activités avec un capital autorisé de 100 millions de dollars. La souscription de chaque pays membre est proportionnelle à sa souscription au capital de la BIRD. Il est prévu d'élargir la base de capital de la Société si les membres le demandent à la majorité des trois quarts. Outre la contribution des membres, la SFI est autorisée à emprunter des fonds auprès de la Banque mondiale à concurrence de quatre fois son capital souscrit pour financer ses opérations de prêt.

Essai n ° 4. La SFI et la Banque mondiale:

Il est vrai que la SFI est la branche du secteur privé de la Banque mondiale. Pourtant, elle se distingue de la Banque mondiale sur les points suivants:

(i) Similaire à une société d’investissement privée:

La SFI est une entité juridique autonome dotée de son propre capital et de son personnel compact et compétent composé d’experts financiers et juridiques. Il fonctionne comme une entreprise financière ou d’investissement privée. Il peut même faire appel à des consultants externes pour traiter des problèmes techniques tels que des études de marché, etc.

En revanche, la Banque mondiale s’est engagée dans le développement économique et social des pays membres en leur apportant une aide même à des taux d’intérêt inférieurs aux taux du marché. Les opérations de la Banque mondiale et de l’IDA ne sont pas guidées par des considérations de rentabilité.

(ii) Options d'investissement alternatives:

Tandis que la Banque mondiale accorde les prêts à intérêts fixes aux pays membres, la SFI dispose d’autres options, notamment l’octroi de prêts à intérêts fixes et la réalisation d’investissements en actions. Ces derniers peuvent traiter directement avec les entreprises privées des pays membres.

(iii) Degré de disponibilité des ressources:

La Banque mondiale dispose de fonds importants pour financer des projets et des plans de développement dans les pays membres. La SFI, en revanche, dispose de ressources financières limitées qu’elle offre aux entreprises privées pour faciliter leur expansion dans les PMA.

Essai n ° 5. Politique d'investissement de la SFI:

Les prêts ou investissements de la SFI reposent généralement sur les principes directeurs mentionnés ci-après:

(i) En règle générale, la SFI n’investit pas dans des projets dans les pays avancés.

(ii) Le projet pour lequel l'aide de la SFI est demandée devrait concerner les domaines de la fabrication, de l'exploitation minière et de la transformation.

(iii) Les entrepreneurs locaux doivent fournir au moins la moitié du coût total du projet concerné.

(iv) Les prêts du CFI seraient normalement accordés pour une période de 5 à 15 ans.

(iv) Le taux d'intérêt, dans chaque cas, serait déterminé par des négociations en fonction du degré de risque impliqué et d'autres conditions et modalités de l'investissement.

(vi) À l'instar des investisseurs privés, la SFI évaluerait les projets en fonction de leur rentabilité.

(vii) La SFI aurait l'option de convertir les prêts en capital-actions d'un projet et de nommer ses membres au conseil d'administration de l'entreprise emprunteuse.

(viii) La SFI se réserverait le droit de disposer du capital-actions à tout moment et à n’importe quelle partie.

(ix) Les prêts de la SFI ne seraient accordés que si celle-ci est convaincue que l'entreprise emprunteuse dispose d'une direction expérimentée et compétente.

(x) La SFI n’exige aucune garantie quant au pays où se trouve le projet qui bénéficiera d’une aide de la SFI. Toutefois, si le gouvernement concerné s’opposait au projet, la SFI ne lui apporterait aucune assistance.

(xi) Le rôle de la SFI est de compléter et non de faire concurrence aux capitaux privés dans les domaines où la SFI fournit des fonds.

Essai n ° 6. La SFI et les pays en développement:

La SFI accorde des prêts aux entreprises privées des pays en développement. Il contribue donc à la tâche vitale de réduction des pénuries de capital et de devises et accélère le rythme du développement. À la fin de juin 1971, l'IFC avait investi 577, 8 millions de dollars américains dans 172 projets dans 47 pays en développement. Les engagements bruts de la SFI avaient atteint 1, 26 milliard de dollars en juin 1975. La majeure partie de son assistance avait été consacrée à la promotion du développement d'industries telles que le fer et l'acier, le ciment, le papier, les textiles, les produits chimiques et les industries connexes.

À ce moment-là, l'IFC avait aidé 249 entreprises dans 57 PMA. Sur le montant total décaissé par la SFI jusqu'en juin 1975, 48% avaient été fournis par les États-Unis, 23% par le Japon, 11% par la CEE et environ 15% sur ses ressources propres.

Sur le total de l'aide engagée par la SFI jusqu'en juin 1975, 43% étaient alloués aux pays d'Amérique latine, 24% aux pays asiatiques, 19% aux pays européens, 9% aux pays africains et environ 5% aux pays du Moyen-Orient. Au cours de l'exercice financier se terminant en juin 1993, la SFI a approuvé une aide record de 2, 1 milliards de dollars en faveur de 185 projets du secteur privé dans 54 pays en développement. Cela représente une augmentation de 20% par rapport à l'année précédente. Le coût total de ces projets était de 17 milliards de dollars.

Au cours des dernières années, la demande d’investissement dans le développement des infrastructures a considérablement augmenté. Dans ce domaine, l’investissement approuvé par la SFI s’élevait à environ 379 millions de dollars américains pour l’exercice clos en juin 1993. Il était en hausse de 65% par rapport à l’exercice 1992. Selon les estimations de la SFI, la demande annuelle de financement de dans les années 90, les projets sectoriels dans les pays en développement représenteraient environ 159 milliards de dollars américains.

En ce qui concerne les pays en développement d’Asie, la SFI a approuvé un financement de 521 millions de dollars US pour 39 projets dans 9 pays asiatiques. La SFI maintient que l'Asie offre de bonnes perspectives dans les industries basées sur les ressources naturelles et que, compte tenu de l'ouverture croissante de la Chine et de l'Inde aux investissements étrangers, elle financera probablement plusieurs projets dans les secteurs du pétrole, du gaz, des minéraux et de l'agroindustrie. les prochaines années.

La Banque mondiale et la SFI ont annoncé que le plafond de la garantie de financement du commerce extérieur était multiplié par trois en 2008-2009, passant de 1 milliard à 3 milliards de dollars EU dans le cadre du programme de financement du commerce mondial (GTFP) de la SFI. Il a également mis au point un programme d’aide financière aux grandes institutions financières multilatérales et régionales dotées d’un vaste réseau de financement du commerce sur les marchés émergents. Afin de répondre à la demande des investisseurs du monde entier, la SFI propose de mobiliser des ressources au moyen d'obligations mondiales d'un montant de 2 milliards de dollars.

Essai n ° 7. IFC et l'Inde:

La SFI a largement contribué au financement des projets du secteur privé dans l’économie indienne. À la fin de juin 1975, l'Inde avait reçu 52 millions de dollars américains pour 11 projets du secteur privé dans les domaines de l'ingénierie, des machines-outils, de la chimie, du textile et d'autres industries.

Le rapport annuel de l'IFC pour 1993 reconnaissait qu'il y avait eu un «changement radical» dans les politiques de l'Inde au cours des dernières années. Un haut responsable de la SFI a déclaré publiquement: «nous sommes très optimistes quant au climat d'investissement en Inde». Au cours de l’exercice clos le mois de juin 1993, la SFI a fourni 80 millions de dollars à l’Inde au titre de l’aide aux entreprises privées. Ces dernières années, la SFI a contribué de manière significative au développement de la structure énergétique et du marché des capitaux de l'Inde.

L’Inde aurait besoin d’environ 5 milliards de dollars pour améliorer sa capacité de production d’électricité, qui devrait augmenter de 10% au cours des trois prochaines années. Au cours de l’exercice clos le mois de juin 1993, la SFI a approuvé 10 projets en provenance d’Inde d’un coût approximatif de 600 millions de dollars. En outre, il a approuvé quatre projets d'assistance technique et de conseil en Inde. En 2007; La SFI a classé l’Inde au troisième rang mondial des économies et s’est engagée à y consacrer 1, 05 milliard de dollars pour 2007.

Au cours de l'exercice 2012-2013, l'IFC a investi 1, 38 milliard de dollars pour réaliser plusieurs priorités stratégiques, telles que la promotion d'une croissance inclusive dans les pays à faible revenu du pays, la lutte contre les changements climatiques et le soutien à l'intégration économique mondiale. En juin 2013, le portefeuille d'investissements engagés de la SFI représentait 4, 5 milliards de dollars, soit plus que tout autre pays.

La SFI envisageait de mobiliser un milliard de dollars en vendant des obligations liées à la roupie afin de renforcer les marchés financiers indiens et d'attirer davantage d'investissements étrangers en cette période de nouvelle incertitude économique. En août 2014, l'IFC a annoncé qu'elle leverait 2, 5 milliards de dollars d'obligations libellées en roupies pour soutenir le développement des infrastructures en Inde.

Essai n ° 8. Critiques de la SFI:

La Société financière internationale (SFI) a été critiquée pour les raisons suivantes:

i) Assistance limitée:

L'aide fournie par la SFI est très limitée et est restée bien en deçà des attentes et des besoins des PMA.

(ii) Taux d'intérêt élevé:

La SFI applique souvent un taux d’intérêt de 6, 5 à 8% par an. Il est considéré comme élevé comparé aux intérêts facturés par l’IDA. L’assistance de la SFI impose donc un fardeau de la dette plus lourd aux PMA.

(iii) Condition stricte de remboursement:

La SFI insiste pour que le remboursement du prêt et des intérêts y afférents soient libellés en dollars américains. De nombreux PMA, confrontés à une grave crise de change, trouvent cette situation difficile ou cruelle. Les PMA peuvent être autorisés à rembourser dans leur devise ou dans l’une des monnaies principales.

iv) Caractéristiques négatives de la politique de placement:

Certaines caractéristiques de la politique d’investissement de la SFI ont été qualifiées de négatives et ont donc été critiquées. Premièrement, les prêts de la SFI sont prolongés normalement de 5 à 15 ans. La période de remboursement doit être élargie. Deuxièmement, les entrepreneurs locaux dans les pays emprunteurs doivent assumer 50% du coût du projet.

Une certaine détente peut être faite à cet égard. Troisièmement, les entreprises en quête de prêt doivent avoir une direction expérimentée et compétente. Il ne fait aucun doute que cette condition est importante, mais dans le contexte des PMA, les entreprises emprunteuses ne remplissant pas cette condition ne devraient pas être considérées comme non éligibles à l'aide. Ils devraient plutôt recevoir des conseils techniques pour atteindre le degré souhaité de compétence en gestion.

Malgré les objections susmentionnées liées au fonctionnement de la SFI, cette institution contribue de manière extrêmement utile à la croissance du secteur industriel privé dans les pays les moins avancés.

 

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