Effets des dépenses publiques sur la distribution

Les dépenses publiques peuvent avoir une influence très bénéfique sur la répartition de la richesse dans la communauté.

Cela peut réduire les inégalités de revenus. Il est reconnu que les activités de l’État sont bien plus profitables pour les pauvres que pour les riches. Un homme riche peut se protéger.

Il peut prendre des dispositions pour l'éducation et l'assistance médicale de lui-même et de sa famille.

Mais un pauvre homme est impuissant. C'est donc le pauvre qui bénéficie le plus de l'activité de l'État. Dans cette mesure, les dépenses de l’État visent à combler le fossé qui sépare les riches et les pauvres.

Certaines dépenses profitent exclusivement et principalement aux pauvres, par exemple les secours d'urgence, les pensions de vieillesse et les allocations de chômage et de maladie. Les bénéfices tirés de ces services sociaux par les pauvres peuvent être considérés comme une addition nette à leurs revenus. Et quand on se souvient que le revenu est obtenu en taxant les riches, la conclusion est inévitable que les inégalités de la répartition de la richesse ont été réduites dans une certaine mesure.

Correspondant au principe du sacrifice minimum en matière fiscale, il existe le principe du bénéfice maximal en dépenses publiques. Les dépenses publiques doivent être organisées de manière à conférer un bénéfice maximal à la communauté dans son ensemble. C'est le principe directeur. Dans cette optique, nous pouvons constater que les dépenses en service de la dette sont régressives, car elles procurent davantage de revenus aux déjà riches. L'octroi des pensions de vieillesse et des prestations d'assurance sociale est progressif. Si un gouvernement subventionne la production de produits largement consommés par les pauvres, il est progressif sinon régressif.

Nous devons également examiner la réaction des dépenses publiques sur les revenus individuels. Si une subvention gouvernementale réduit le désir de l'individu de travailler et d'épargner, cela pourrait entraîner une réduction des revenus des bénéficiaires. Dans ce cas, les inégalités de répartition des richesses ne sont pas réduites. Dans l'ensemble, les dépenses publiques des temps modernes ont tendance à rendre la répartition de la richesse dans les communes plus équitable. Effets sur le niveau de revenu et d'emploi.

Nous avons discuté plus haut des effets des dépenses publiques sur la production et la distribution. Nous avons également constaté que, de nos jours, la sphère d'activité de l'État s'est beaucoup élargie. En conséquence, les dépenses publiques consacrées à plusieurs nouveaux articles ont considérablement augmenté.

Ces dépenses publiques affectent le niveau de revenu et d'emploi dans le pays. Keynes a montré que le gouvernement pouvait supprimer le chômage généralisé en période de dépression grâce à des dépenses publiques libérales consacrées aux travaux publics. En peut ainsi augmenter le niveau de revenu et d'emploi dans le pays.

Keynes a montré que lorsque le gouvernement augmente ses dépenses d'investissement dans les travaux publics, l'augmentation du niveau de revenu et d'emploi dans le pays ne sera pas simplement équivalente à une augmentation de revenu et d'emploi dans ces activités, mais sera plusieurs fois supérieure à cela ce qu'il a appelé le multiplicateur de revenu. La valeur de ce multiplicateur dépendra de la propension marginale à consommer dans le pays. Par exemple, si la propension marginale à consommer est de 2/3, le multiplicateur sera de 3.

Keynes a ainsi montré que pendant la crise, le gouvernement pouvait éliminer le chômage en augmentant ses dépenses publiques. Ainsi, les dépenses publiques peuvent influer de manière vitale sur le niveau du revenu national et de l'emploi dans le pays et maintenir la stabilité économique en éliminant les fluctuations économiques.

 

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