Identités comptables du revenu national

Identités comptables du revenu national!

Les interrelations entre NI, GNP et PI constituent la base des identités comptables ou des définitions. Le flux de revenu circulaire nous indique que le produit national = revenu national = dépenses nationales. Le produit national est une mesure monétaire de tous les biens et services finals actuellement produits. Le revenu national est la somme de tous les gains des facteurs. Les gains de facteurs sont ensuite utilisés pour la consommation et l'investissement.

Les dépenses nationales sont donc la somme de toutes les dépenses de consommation privée et d’investissement, ainsi que des dépenses de l’État. Le produit national est donc identique au revenu national, qui est identique aux dépenses nationales. Celles-ci s'appellent des identités comptables.

Pour dériver ces identités comptables, nous formulons les hypothèses suivantes pour la réalisation de notre échantillon d'analyse:

Nous supposons que:

(i) Il n'y a pas d'activité gouvernementale

ii) Pas de commerce extérieur

(iii) Les coûts d'amortissement sont nuls. Nous parlons de manière interchangeable du revenu national et de la production nationale.

Dans cette économie imaginaire, nous symbolisons le PNB par Y.

Le PNB a deux éléments dans cette économie simplifiée à deux secteurs:

consommation (C) et investissement (I).

Nous voulons montrer la première identité:

la production produite est égale à la production vendue.

Ainsi,

Y = C + I… (8.1)

(puisque G = O et exportation nette [X - M] = 0)

En d’autres termes, toute la production produite est consommée et investie.

Cette production est en partie affectée à la consommation et en partie à l’épargne.

Ainsi, nous pouvons écrire

Y = C + S… (8.2)

puisque T = 0

Maintenant, nous pouvons combiner les identités (8.1) et (8.2). Étant donné que le produit national et le revenu national sont identiques, C + I doit être égal à C + S.

C'est,

C + I = Y = C + S… (8.3)

La partie gauche de l'identité (8.3) montre les composantes du produit national ou de la demande globale ou des dépenses globales et la partie droite montre la répartition des revenus entre consommation et épargne. Cette équation montre que la production produite est égale à la production vendue. La valeur de la production produite est égale au revenu reçu et le revenu reçu est en partie dépensé pour la consommation et en partie économisé.

Légèrement arrangeant l'équation (8.3), on obtient l'identité identité épargne-investissement:

I = Y - C = S

Ou I = S… (8.4)

Cela signifie que dans une économie à deux secteurs - où le secteur gouvernemental et le commerce extérieur sont absents -, l'investissement est identique à l'épargne.

En d'autres termes, l'identité comptable ou l'identité de définition indique que l'épargne réelle ou l'épargne ex post est toujours égale à l'investissement réel ou l'investissement ex post. Cependant, l'épargne ex ante ou l'épargne planifiée n'est pas nécessairement identique à l'investissement ex ante ou à l'investissement souhaité.

Pour rendre notre discussion réaliste, nous introduisons le secteur gouvernemental et le secteur du commerce extérieur. Une fois que le gouvernement est entré en scène, nous constatons qu'il dépense (G) et perçoit les impôts (T) sous forme de revenus. De plus, le gouvernement, comme les individus, peut aussi épargner. L'épargne gouvernementale se produit lorsque les recettes dépassent les dépenses du gouvernement.

Une fois que le commerce international est introduit, des économies peuvent également être réalisées dans le secteur du commerce extérieur. Chaque fois que les exportations (X) dépassent les importations (M), des économies sont générées dans le secteur extérieur. Ainsi, nous avons trois types d’épargne: l’épargne personnelle (S), l’épargne publique (T - G) et l’épargne étrangère (X - M). Dans cette économie,

S ≡ YCT… (8.5)

Nous savons que,

Y ≡ C + I + G + X- M… (8.6)

En plaçant la valeur de (8.6) dans (8.5) on obtient

S ≡ (C + I + G + XM) -CT… (8.7)

En arrangeant l'équation (8.7) et en résolvant pour I, nous constatons que les trois types d'épargne deviennent égaux à l'investissement:

I ≡ S + (TG) + (XM)… (8.8)

Ainsi, investissement et épargne sont égaux.

En ignorant le secteur externe, nous pouvons écrire l'identité suivante:

YT-C + S… (8.9)

Nous pouvons écrire (8.9) comme

Y Ξ C + S + T… (8.10)

En l'absence de secteur extérieur, nous avons

Y Ξ C + I + G… (8.11)

En combinant (8.10) et (8.11), on obtient

C + I + G Ξ Y Ξ C + S + T… (8.12)

En annulant (C) des deux côtés de (8.12), nous pouvons réécrire cette identité fondamentale en

I + G Ξ S + T… (8.13)

(économie fermée)

I + G + X Ξ S + T + M… (8.14)

(économie ouverte)

 

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