Piège malthusien / Piège d'équilibre de bas niveau (avec diagramme)

Cet article fournit une note sur le piège malthusien ou le piège d’équilibre de bas niveau.

Une économie sous-développée se heurte au cercle vicieux de la pauvreté. Comment une économie sous-développée est prise dans le piège de l'équilibre de bas niveau a été expliquée de manière lucide par R. Nelson.

Son modèle tente d'intégrer les théories de la population et du développement en reconnaissant l'interdépendance entre la croissance démographique, le revenu par habitant et la croissance du revenu national.

La thèse de Nelson repose sur deux propositions:

i) Nelson et H. Leibenstein ont avancé l’idée que la population augmenterait lorsque le revenu par habitant d’un pays dépasserait le minimum vital. Mais ils ont estimé que, si au début la population croissait rapidement avec une augmentation du revenu par habitant, le taux de croissance démographique était plafonné, à environ 3 pc par an. Au-delà de cette limite, une augmentation du revenu par habitant ne sera pas accompagnée d'une nouvelle augmentation du taux de croissance de la population. Au contraire, le taux de croissance de la population peut même diminuer avec chaque augmentation du revenu par habitant. (Avec des revenus élevés, les gens veulent garder la taille de la famille afin de maintenir un niveau de vie élevé.)

(ii) La deuxième proposition est basée sur le concept de Nurkse du cercle vicieux de la pauvreté. Nurkse a souligné que lorsque le revenu par habitant est faible, la population est trop pauvre pour épargner et investir beaucoup. Ce faible taux d’investissement entraînera à son tour un faible taux de croissance, mais si le revenu par habitant dépasse un certain niveau minimum pour lequel l’épargne est nulle, une proportion croissante du revenu total sera épargnée et investie (car la propension marginale à consommer diminue et la propension marginale à épargner augmente avec une augmentation du revenu au-dessus d'un certain niveau). Cela conduira à terme à un taux de croissance du revenu plus élevé.

La figure 3.1 comportant trois parties interconnectées illustre l'argument ci-dessus. Dans la Fig. 3.1 (a), nous mesurons le revenu par habitant sur l’axe horizontal et le taux de croissance de la population (en pourcentage) sur l’axe vertical. Le point S indique le niveau de subsistance minimum du revenu par habitant. En dessous de ce niveau de revenu (c’est-à-dire à gauche du point S), la population diminuera et, au point S, elle restera inchangée. Cependant, lorsque nous nous dirigeons vers la droite de S, dénotant une augmentation du revenu par habitant au-dessus du niveau de subsistance, la population augmentera (comme le montre la courbe de PP) jusqu'à atteindre la limite supérieure de 3 pc, après quoi diminuer progressivement.

Dans la Fig. 3.1 (b), nous mesurons le niveau de revenu par habitant sur l’axe horizontal et, sur l’axe vertical, nous mesurons l’investissement par habitant à partir de l’épargne à différents niveaux de revenu par habitant. Le point X indique le niveau de revenu auquel l'épargne est nulle.

Si le revenu est inférieur à cela, l'épargne et l'investissement seront négatifs. La société devra vivre de la capitale passée. Toutefois, à mesure que l’économie se déplace vers la droite de X, indiquant une augmentation du revenu par habitant au-dessus du niveau d’épargne nul, le taux d’investissement par habitant, la courbe II ', augmentera. Et ce processus va continuer. À mesure que nous nous déplaçons à droite de X, une proportion croissante du revenu total sera épargnée et investie. Cela se produit réellement au-delà du point auquel le taux de croissance de la population se stabilise à 3 pc

Dans la Fig. 3.1 (c), l'axe vertical mesure le taux de croissance du revenu et de la population en pourcentage, tandis que le taux de croissance du revenu total aux différents niveaux de revenu par habitant a été présenté sur l'axe horizontal. Le point S (égal à X) sur l'axe horizontal représente le piège d'équilibre de bas niveau.

Il désigne l'intersection de la courbe PP (montrant la croissance de la population) avec la courbe de croissance du revenu YY au taux de croissance nul. Si nous partons de là, pour toute légère augmentation du niveau de revenu par habitant, disons SL, le taux de croissance de la population sera supérieur à celui du revenu total. Cela ramènera le revenu par habitant à son précédent niveau d'équilibre stable de la SG.

Dans la langue de H. Myint:

«Ce piège d’équilibre de bas niveau sera d'autant plus fort que le taux de croissance démographique répondra plus rapidement à une augmentation donnée du revenu par habitant et plus le taux de croissance du revenu total répondra lentement à une augmentation de l'investissement, due par exemple à pression de la population sur la terre. "

Maintenant, s’il est possible d’une manière ou d’une autre d’augmenter le niveau de revenu par habitant de façon plus discontinue que le SM, c’est-à-dire si nous pouvons augmenter le taux de croissance du revenu par habitant au-delà de la barrière de 3 pc de la population, nous devrions pouvoir atteindre un nouvel équilibre instable en U. Cette augmentation du revenu par habitant, en l'absence d'une nouvelle augmentation du taux de croissance démographique, entraînerait alors un processus cumulatif d'augmentation des revenus jusqu'à ce qu'elle atteigne éventuellement un nouveau point d'équilibre stable R avec un niveau de revenu par habitant égal à ON.

Cet effort minimum critique ou théorie de la grande poussée nous a fourni une idée claire du cercle vicieux du faible revenu par habitant. L'origine des grandes théories du développement et du concept d'effort minimal critique réside dans la conviction que, pour échapper au piège de Nelson, il sera nécessaire d'élever le revenu par habitant au-dessus de l'OM en une fois.

 

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